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Généralités sur les traumatismes

 
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Les traumatismes

Sous le nom de traumatismes sont comprises les contusions et les blessures ; ainsi que les conséquences qui en dérivent pour l'organisme. Dans la vie moderne, les traumatismes sont devenus très fréquents ; puisque la motorisation, l'industrialisation, la plus grande diffusion du sport constituent des causes continuelles d'accidents. Les traumatismes provoqués par des agents mécaniques sont nombreux ; ils peuvent être le fait d'un corps ou d'un instrument coupant ou contondant.

Les blessures

On distingue de ce fait des lésions qui prennent des noms différents : contusions, blessures contuses, blessures ulcéro-contuses. La contusion provoque une meurtrissure de la peau sans toutefois la rompre. Il s'agit donc d'une blessure fermée, qui ne préoccupe pas excessivement du fait que les bactéries ne peuvent pénétrer les tissus pour y provoquer des infections. Par contre, des vaisseaux sanguins sont plus ou moins compromis. Quand il s'agit de capillaires ou de petites veines ; le sang sort des vaisseaux et se répand dans les tissus en formant des ecchymoses. Quand, par contre, le sang provient de vaisseaux plus importants, il forme, de par sa quantité ; un amas au milieu des tissus : c'est l'hématome. Dans le cas des blessures proprement dites : coupures, plaies par armes à feu, perforations, en plus du dommage local ; existe un danger d'infection, laquelle peut devenir très grave.

Les traumatismes des os et des articulations

 
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Quand les traumatismes concernent les os et les articulations ; ils peuvent provoquer des contusions articulaires, des luxations, des entorses ou des fractures. La contusion est due à l'action traumatique d'un corps non perforant sur une articulation sans qu'il y ait fracture : l'articulation atteinte est douloureuse, gonflée. Ces lésions concernent surtout le genou et la cheville.

 Les entorses représentent un traumatisme d'un degré supérieur par rapport à la contusion : le traumatisme lèse la capsule et les ligaments de l'articulation. L'entorse est généralement provoquée par l'exagération d'un mouvement normal ; laquelle entraîne une douleur immédiate, intense, suivie de gonflement et éventuellement d'ecchymoses. L'articulation lésée n'est plus en mesure de fonctionner. 

L'élongation est par contre une entorse beaucoup plus légère et les troubles cités sont plus discrets. En général, une élongation guérit en quelques jours, tandis qu'une entorse peut durer trois ou quatre semaines. La luxation est caractérisée par le déplacement des surfaces articulaires de l'articulation et, de ce fait, les mouvements articulaires sont complètement interdits.

La fracture

  La fracture est une rupture traumatique d'un élément du squelette. Elle peut être provoquée par un coup, par une chute ou par une contraction musculaire brusque. D'un point de vue anatomique, les fractures peuvent être distinguées en : unique, multiples, comminutives (avec de nombreux éclats). Du point de vue pratique, on distingue :

  • Les fractures sans déplacement des fragments osseux.
  • Les fractures avec déplacement (transversal, chevauchement, rotation), compliquées ou non par l'interposition des tissus musculaires entre les deux fragments de l'os.

 Parfois, le traumatisme responsable de la fracture provoque, en même temps, une blessure de la peau ; c'est ainsi que se constitue une fracture ouverte. Les signes d'une fracture sont représentés essentiellement par l'impotence fonctionnelle ; la douleur profonde qui survient à la suite de tentatives de mouvements ou de pressions exercées sur la zone atteinte.

Mesures d'urgence

 

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 En ce qui concerne les mesures de secours d'urgence des traumatisés, il faut se souvenir des règles suivantes. Dans les contusions avec ecchymose, il suffira d'appliquer des compresses chaudes et de légers massages à l'huile camphrée.

 Le traitement des hématomes est initialement analogue. Mais on doit ensuite effectuer un pansement compressif. S'il est nécessaire, après quelques jours, le médecin effectuera une ponction pour évacuer le sang amassé. Dans les formes légères d'entorse on pourra pratiquer des compresses d'eau froide, suivies de pansement légèrement compressif. Il faudra éviter les mouvements de l'articulation frappée, qui accentueraient les lésions des ligaments. Le véritable traitement consiste en une infiltration anesthésique des ligaments lésés ; suivie parfois du port d'un plâtre durant quelques jours.

 Le traitement d'une luxation demande par contre l'intervention du médecin qui devra remettre l'os dans sa position normale ; en lui faisant parcourir le chemin inverse de celui provoqué par le traumatisme.

Les fractures : mesures d'urgence

En ce qui concerne les fractures, deux cas sont à envisager. En cas de fracture ouverte, il est nécessaire de nettoyer et de désinfecter soigneusement la zone traumatisée ; et d'en extraire tous les corps étrangers.

 Quand la fracture est fermée, c'est-à-dire lorsqu'il n'y a pas de blessure superficielle ; il faut immobiliser la partie fracturée de façon à pouvoir procéder facilement au transport du blessé. L'immobilisation s'effectue au moyen d'éléments rigides, constitués par tout ce qui peut servir à tenir ferme le membre fracturé : carton, journaux, revues pour les bras ; manche à balai, bâton, morceaux de bois, planches pour les jambes. Les attelles improvisées sont, si possible, rembourrées avec des chiffons propres ou du coton hydrophile et fixées sans serrer avec des bandes, des ceintures ou des cravates.

 Par contre, si on craint une fracture de la colonne vertébrale, on ne doit absolument pas bouger l'accidenté. La seule chose à faire est de lui desserrer ses vêtements. Toute autre tentative peut être fatale au blessé ou lui provoquer une paralysie irréparable.

 Une fracture de la colonne vertébrale peut être suspectée quand l'accidenté peut bouger les doigts des mains, mais pas les pieds ou les doigts des pieds. Des fourmillements ou un engourdissement des jambes constituent un signe de suspicion de fracture de la colonne vertébrale.




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