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Les protozoaires - Les parasites

 
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  Les protozoaires et les parasites :  sont des êtres unicellulaires, appartenant au règne animal, de dimensions microscopiques. Ils déterminent chez l'homme des maladies ayant tous les caractères des maladies infectieuses.

  Ces affections sont presque toujours transmises par des piqûres d'insectes, moustiques, arthropodes divers. La plus importante maladie infectieuse due aux protozoaires est la malaria, ou paludisme. Découverte en 1881 par Laveran, médecin militaire à Constantinople.

Le paludisme et les protozoaires

  Le paludisme est un des plus graves fléaux sociaux qui affligent l'humanité, du moins en ce qui concerne le nombre de personnes frappées : plusieurs dizaines de millions d'individus sont nouvellement atteints chaque année. Quand il n'est pas soigné convenablement, ses symptômes peuvent atteindre une intensité préoccupante.

 L'agent du paludisme, dont il existe trois variétés (plasmodium præcox ou falciparum, vivax et malaria), injecté dans le sang de l'homme par le moustique anophèle, se fixe dans les globules rouges et subit une évolution à la fin de laquelle les globules éclatent, en mettant en liberté les parasites, provoquant l'accès fébrile caractéristique. A ce stade le parasite peut être vu au microscope, si on examine le sang sur une plaquette de verre après coloration. C'est la façon par laquelle habituellement est diagnostiquée la maladie.

 Dans l'intervalle entre les crises fébriles, le parasite persiste dans certains organes comme la rate où il est difficilement mis en évidence. Le plasmodium abandonnera son repaire seulement à l'occasion d'une diminution de la résistance de l'organisme (fatigue ou froid), ou bien sous l'influence de médicaments qui agissent sur la contraction des artères, comme l'adrénaline.


 Le paludisme est répandu dans le monde entier, dans toutes les régions chaudes, tempérées, et parfois même froides, où existent des espèces d’anophèles capables de transmettre la maladie.le paludisme ou bien  la malaria est de toutes les maladies infectieuses celle qui atteint le plus grand nombre d'individus. Nous devons saluer comme une grande découverte la mise au point de la chimiothérapie qui permet aujourd'hui la prophylaxie et le traitement de cette maladie.

 
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Infections dues aux protozoaires

 D'autres infections dues aux protozoaires ont un territoire géographique bien limité, puisqu'elles sont liées à la biologie de l'insecte qui propage la maladie (insecte vecteur). C'est le cas de la maladie du sommeil ou trypanosomiase, qui est due à un trypanosome (trypanosoma gambiense), protozoaire flagellé doté d'une grande mobilité dans le sang.


 Ce protozoaire est inoculé à l'homme par une mouche particulière, la mouche tsé-tsé, qui a l'aspect et les habitudes d'un taon. La maladie est limitée aux régions chaudes et humides d'Afrique, dans lesquelles peut seulement vivre la mouche tsé-tsé.

 

 La maladie du sommeil présente deux phases :

  •  La première est caractérisée par la présence du parasite dans le sang, qui détermine des accès fébriles semblables à ceux du paludisme.

  •  La seconde phase, le parasite abandonne le sang et se fixe dans le système nerveux, provoquant une encéphalite à laquelle on doit la somnolence caractéristique qui a donné le nom à l'affection. A ce stade, le parasite peut être retrouvé, outre le sang, également dans le liquide céphalo-rachidien que l'on prélève par ponction lombaire en vue de l'examen.


 En Amérique du Sud, on observe une autre trypanosomiase. La maladie de Chagas, causée par le trypanosoma cruzi et transmise par une espèce de gros moustique velu. Après une phase sanguine, le trypanosome se fixe dans les muscles, en particulier dans le muscle cardiaque ou myocarde, et dans certaines glandes comme la thyroïde. Il perd alors son flagelle et prend un aspect semblable à celui d'autres parasites : les leishmanias.

 Les leishmanias

 Les leishmanias se rencontrent surtout au Moyen-Orient et en Asie : elles sont habituellement transmises par de petits moustiques, les phlébotomes, qui, lorsqu'ils sont contaminés par les leishmanias, transmettent soit une maladie cutanée, le bouton d'Orient, soit une maladie générale avec anémie et hypertrophie de la rate, le kala-azar, dont il existe deux variétés :


  • Celle qui frappe les enfants (due à la leishmania infantum), répandue au Moyen-Orient.

  •  Celle qui atteint surtout les adultes (provoquée par la leishmania donovani), observée aux Indes et dans le reste de l'Asie.


 Les découvertes de la chimiothérapie ont permis de lutter contre les infections dues aux protozoaires. Dans le paludisme, l'action de la quinine, reconnue depuis longtemps, est renforcée et complétée par de nouveaux produits de synthèse, qui sont actifs dans certains stades évolutifs du parasite contre lesquels la quinine se montre inefficace.


 Ces nouveaux médicaments sont administrés périodiquement et permettent de prévenir la maladie. Dans les trypanosomiases les dérivés de l'arsenic trivalent ou les composés organiques constituent une arme efficace : non seulement, on parvient à guérir la maladie, mais on peut également organiser une prophylaxie systématique des zones infectées.

 Les parasites

 Tandis que les bactéries appartiennent au règne végétal, les protozoaires sont des animaux unicellulaires. Parmi eux se trouvent les rhizopodes, les flagellés, les sporozoaires et les infusoires.

 Mais les protozoaires ne sont pas les seuls êtres appartenant au règne animal capables de provoquer des maladies chez l'homme. Un certain nombre d'affections sont dues à des animaux pluricellulaires ou métazoaires. Il s'agit de parasites comme, par exemple, les vers : tænias, ascaris, oxyures.


 Certains parasites pluricellulaires peuvent aussi pénétrer dans le sang. C'est le cas des filaires (inoculées par les moustiques) qui déterminent la filariose, maladie caractérisée par des ædèmes des membres et parfois par un véritable éléphantiasis.


 Ceci est pourtant une exception. Normalement, les muqueuse de l'intestin grêle et de sucer le sang : cela détermine un état anémique dont souffre le tiers, au moins, de la population du globe. La maladie est contractée lorsqu'on marche les pieds nus sur la terre humide et chaude qui, contaminée par des déjections contenant ces parasites, offre un terrain favorable au développement des larves.


 La bilharziose est elle aussi une affection parasitaire des régions tropicales. Son parasite, (schistosome) est transmis par l'animal à l'homme à travers un cycle compliqué dans lequel interviennent des mollusques et des coquillages d'eau douce.


 L'homme est contaminé au cours des bains ou des ablutions. La localisation rectale, vésicale ou vasculaire, selon le type de parasite, détermine des symptômes de dysenterie, d’hématurie et divers troubles anémiques et circulatoires qui ont une évolution lente et font penser à des maladies organiques ou à des tumeurs.

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