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Trouble des règles: (aménorrhée) les différentes causes possibles

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L'absence des règles ou aménorrhée

 Le fait de ne pas avoir de règles constitue pour une femme un problème important dont elle voudrait connaître, sans délai, la raison. En effet, si ce phénomène est synonyme de joie quand il correspond au début d'une grossesse souhaitée, il devient l'objet de graves préoccupations lorsque cette même grossesse survient dans des conditions psychologiques ou sociales défavorables (familles nombreuses, logement insuffisant, liaison irrégulière). Il peut aussi susciter une inquiétude profonde quand sont évoquées les différentes causes pathologiques susceptibles de se traduire par un retard des règles.

Cependant, il est très souvent difficile de faire un diagnostic précis lors d'un premier examen, et ce n'est qu'après quelques jours d'évolution et à l'aide de certaines épreuves de laboratoire que le médecin pourra répondre à cette question : Pourquoi mes règles ne sont-elles pas venues ?

 Une femme, qui a des rapports sexuels, pense, dès qu'elle constate un arrêt dans ses règles, à une grossesse débutante. Cette attitude est logique puisque c'est là en effet la principale cause des aménorrhées chez la femme en période d'activité génitale.

 Rapidement, dans les jours qui suivent, les symptômes bien connus ne manqueront que rarement : quelques nausées le matin au réveil accompagnées parfois de petits vertiges, un gonflement des seins qui deviennent sensibles, un léger arrondissement du ventre (surtout perceptible pour la femme mince) dû à une congestion des organes du bassin, des taches brunes sur le visage, une certaine irritabilité caractérielle enfin.

 Dès lors, il n'y a plus qu'à établir une surveillance médicale régulière et à prendre les précautions d'usage pour assurer une bonne évolution de cette grossesse.

 Parfois, la femme ne fera pas preuve de patience et demandera la confirmation ou l'infirmation d'une grossesse éventuelle. Le simple examen génital par un médecin ne peut être affirmatif avant la dixième ou douzième semaine d'évolution. Il faudra alors faire intervenir les examens biologiques. Nous devons évoquer ici le curieux phénomène appelé grossesse nerveuse.

L'arrêt des règles par hyperfonctionnement ovarien

 
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Trouble des règles chez la jeune fille

Chez la jeune fille. Il s'agit presque toujours de jeunes filles qui, depuis la puberté, ont présenté des troubles des règles sous forme d'avance, mais beaucoup plus souvent de retard. L'aspect de ces jeunes filles est assez caractéristique : ce sont de jeunes personnes d'allure solide, souvent grosses, en excellente santé, dont la taille est fréquemment supérieure à la moyenne de leur âge.

 Leur puberté a été généralement précoce, vers douze ans, et le développement des seins et des poils a été rapide dès ce moment.

 Ces jeunes filles ont un développement marqué des organes génitaux : les seins sont assez forts ou même volumineux, le système pileux vulvaire abondant, la vulve fortement développée. Elles paraissent à ce point de vue beaucoup plus que leur âge réel.

 Habituellement, l'arrêt des règles se reproduit de temps à autre et dure de deux à quatre mois. Ici, il convient de détruire un préjugé courant et admis même chez certains médecins : ces troubles continueront même lorsque existeront des rapports sexuels réguliers; le mariage n'a aucune influence sur ce genre de troubles. Par contre, l'administration d'une hormone sécrétée par le corps jaune de l'ovaire, la progestérone, améliore et guérit ces malades en leur faisant retrouver des règles régulières.

Perturbation des règles chez la jeune femme

Chez la jeune femme dont le développement corporel est comparable à celui que nous avons décrit ci-dessus : seins forts, système pileux abondant, vulve fortement développée, il est parfois difficile de faire préciser que les troubles se manifestent depuis la puberté. En effet, dans certains cas, le mauvais fonctionnement ne s'installe qu'après une période durant laquelle les règles étaient parfaitement régulières.

 De toute façon, c'est encore un traitement par la progestérone qui fera reparaître les règles interrompues.

 Règles irrégulières chez la femme de la quarantaine 

 
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 Chez la femme de la quarantaine, la proximité de la ménopause complique le problème. Voici le cas d'une femme de quarante-deux ans, qui, bien réglée jusqu'à quarante ans, présente depuis deux ans des irrégularités (avance ou retard selon les mois), accompagnées de petits troubles inconnus jusqu'alors : douleurs des seins, humeur irritable, nervosisme, insomnie, palpitations.

 Depuis trois mois environ les règles sont totalement arrêtées. La patiente consulte alors, car cette « ménopause » ne lui paraît pas franche. Elle s'inquiète de ne pas avoir les classiques bouffées de chaleur. Elle craint le développement d'un fibrome ou d'un kyste de l'ovaire. Elle redoute une grossesse qui est évidemment encore possible quoique hypothétique.

 Une obésité d'installation rapide vient en outre aggraver ses soucis. En fait, un simple déséquilibre des sécrétions hormonales de l'ovaire est en cause. Là encore la progestérone, après un bilan endocrinien complet, peut rétablir le cycle normal et l'entretenir jusqu'à la date de la ménopause réelle et définitive, parfois plusieurs années après cet incident.

Retard des règles par fonctionnement insuffisant de l'ovaire

 Il existe également, bien qu'il soit moins fréquent. On l'observe, soit chez la femme aux approches de la ménopause, soit chez les jeunes filles. L'aspect de ces dernières est alors assez caractéristique: leur taille est légèrement inférieure à la moyenne de leur âge, mais, surtout, leur silhouette est frêle, gracile, leurs seins menus, peu développés, leur système pileux vulvaire est peu important et l'aspect de leur vulve est encore infantile. La puberté a été tardive et il n'est pas rare qu'il ait fallu instituer un traitement pour déclencher les premières règles. Celles-ci ont toujours présenté des caractères typiques : peu abondantes, courtes et jamais douloureuses. Dans ces cas et avec beaucoup de prudence, il faudra stimuler le fonctionnement de l'ovaire, ce qui n'est pas toujours facile à réaliser en pratique.

Blocage des règles par dérèglement glandulaire 

Nombreux sont les états pathologiques dont l'une des manifestations est un retard des règles. C'est ainsi qu'il est commun de l'observer au cours d'une maladie infectieuse sévère ou au cours de la convalescence...

 Toutes les maladies organiques graves : diabète, anémie importante, maladies de cœur, néphrite, peuvent interrompre les règles pour un temps plus ou moins long. Il en est de même de la primo-infection tuberculeuse. Par contre, la tuberculose chronique n'influence en rien le fonctionnement ovarien et on connaît la désespérante fécondité des tuberculeuses chroniques dont chaque grossesse peut relancer l'évolution de leur maladie. En dehors de l'ovaire, les autres glandes endocrines peuvent bloquer les règles. Nous croyons intéressant de décrire en quelques lignes quelques aspects possibles.

L'insuffisance thyroïdienne 

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L'insuffisance thyroïdienne plus ou moins accentuée (le degré extrême constituant le myxœdème) est l'une des causes les plus fréquentes. Il s'agit de jeunes filles ou de jeunes femmes nonchalantes, apathiques, présentant un certain engourdissement intellectuel, une frilosité exagérée, de la fatigue matinale. Leur tension artérielle est basse, et elles ont une nette tendance à l'obésité. Elles souffrent de troubles circulatoires au niveau des extrémités (doigts, chevilles, nez, oreilles) qui sont rouges et violacées, elles ont de la cellulite qui, dans certains cas, réalise une infiltration de tout leur épiderme et se localise avec prédilection aux hanches, aux cuisses, aux bras et à la nuque.

 Seul un traitement par les hormones thyroïdiennes, en corrigeant leur maladie, leur fera retrouver des règles régulières. Le mauvais fonctionnement des glandes surrénales donne un type tout à fait différent. La femme qui en est atteinte et qui vient consulter pour un arrêt de ses règles, présente un système pileux très développé, surtout important sur les bras, les jambes, le pubis, la poitrine. Autres signes caractéristiques : l'hypertrophie du clitoris, le développement excessif de la musculature des membres, et parfois une chute des cheveux dans la région temporale et une acné rebelle aux traitements.

 L'allure générale évoque donc le sexe masculin, et cette affection peut réaliser dans certains cas le type de « femme à barbe ».
Là encore, seul le traitement spécifique endocrinien est susceptible de guérir, avec le dysfonctionnement surrénal, l'interruption des règles.

 Pour en terminer, disons que tout dérèglement hypophysaire arrête les règles. Cela peut se voir par exemple après un accouchement difficile avec hémorragie. La montée laiteuse ne se produit pas, pas plus que le retour de couches. On constate alors la chute des poils pubiens et un amaigrissement progressif.

Les règles par inhibition psychologique

 Il est bien connu qu'une forte émotion, une grande contrariété, peuvent suspendre les règles durant une période plus ou moins longue. Les exemples ne manquent pas. Ces aménorrhées ont été observées couramment en 1940 au moment de l'exode. La cause déclenchante était généralement une émotion violente : mitraillage, bombardement, vue de cadavres, perte d'êtres chers...

 Dans tous les cas, les règles venaient de commencer au moment du choc psychique. Elles s'arrêtèrent aussitôt, ne revinrent pas le mois suivant, et ne se rétablirent qu'après plusieurs années à la suite d'une cure d'isolement et de psychothérapie.

 Souvent, le facteur psychique initial est beaucoup moins évident et peut paraître sans commune mesure avec les effets qui en résultent. Il en est ainsi d'un échec à un examen, pour une adolescente hyperémotive, d'un accident de la circulation même sans gravité, d'une intervention chirurgicale bénigne, de la perte d'une situation, d'une discorde familiale, et parfois même d'un simple changement du milieu habituel : cela est possible par exemple chez de jeunes campagnardes placées en ville ou chez des écolières quittant leur campagne pour aller en pension. Un arrêt des règles peut enfin se voir après la défloration.

 Dans tous les cas, les femmes présentent en commun un terrain nerveux fragile qui en fait des êtres instables, émotifs... Souvent d'ailleurs, l'absence de règles ne retentit nullement sur l'état physique, et il ne se manifeste aucun trouble psychique évident : seulement, en général, un peu de tristesse ou d'irritabilité.

 Dans d'autres cas, l'arrêt des règles s'accompagne d'une obésité dont le développement rapide résiste à tous les régimes.

 Enfin, dernière possibilité, l'aménorrhée marque le début d'une période d'amaigrissement progressif qui peut porter sur quinze ou vingt kilos chez une jeune femme dont le poids était jusqu'alors normal.

 La plupart du temps, tous ces phénomènes d'origine psychique ne relèvent pas d'autres traitements que de la psychothérapie. Il convient d'expliquer à la malade ce qu'est sa maladie, comment elle a pu se déclarer. Il faut lui affirmer avec force que cet état ne présente aucune gravité réelle, que sa constitution organique est parfaitement normale. Dans la grande majorité des cas, ceci suffira à permettre rapidement le rétablissement des règles normales en dehors de tout traitement. Mais il peut arriver que le facteur déclenchant n'ait pu être décelé. Il s'agit alors souvent de conflits plus ou moins refoulés dans le subconscient et qui échappent à la malade elle-même ou qu'elle a oubliés en tant que facteurs d'agression psychique : élan affectif contrarié, drame de conscience, conflit familial ou religieux, pudeur blessée, sentiment de frustration....

Il faut alors faire intervenir la psychanalyse et parfois la narco-analyse.

 Enfin, et c'est le cas le plus simple finalement, l'aménorrhée psychique disparaît avec sa cause. On a pu décrire entre 1941 et 1945 de très nombreuses aménorrhées survenant chez des femmes de prisonniers : celles-ci vécurent quatre ans sans avoir de règles, lesquelles se rétablirent sans aucun traitement dans les deux à trois semaines qui suivirent le retour du mari au foyer.

Règles douloureuses (Dysménorrhées) causes

 Deux cas doivent être considérés. Dans le premier, les douleurs s'installent chez la jeune fille dès ses premières règles. Ce sont ce que l'on appelle des dysménorrhées primaires dont la cause est généralement un spasme, un excès ou un défaut de vascularisation des organes génitaux.

 Le spasme qui siège au niveau du col peut s'opposer momentanément à l'écoulement du sang menstruel et la tension ainsi provoquée est la cause des douleurs. Cette anomalie consécutive à un certain degré de déséquilibre hormonal s'améliore souvent après les premiers rapports, et elle ne persiste jamais après le premier accouchement qui conditionne une dilatation du col.

 Quand il y a un manque de vascularisation (ischémie), il s'agit généralement d'une jeune fille dont les organes génitaux sont mal développés (infantilisme génital). Son aspect est habituellement celui d'un sujet gracile, aux seins petits, à la pilosité peu développée. Enfin, il peut y avoir congestion pelvienne : celle-ci est favorisée par la position debout prolongée et par la constipation.

 Nous ne ferons que citer au passage les douleurs consécutives à des facteurs psychiques, comme on le voit, par exemple, chez des jeunes filles ou des jeunes femmes qui ont été traumatisées par la révélation de leur féminité (et dont l'éducation sexuelle n'avait pas été faite par les parents) ou qui sont les victimes de conflits familiaux ou conjugaux.

Les règles trop abondantes (Hyperménorrhées)

Lorsque les règles sont trop abondantes, elles peuvent entraîner une gêne importante et parfois une grande fatigue, voire une anémie. Parfois, elles sont provoquées par une congestion génitale à la suite de surmenage professionnel, de bains trop chauds, d'hypertension artérielle ou d'excès, le tabac étant le plus souvent responsable.

 Mais ce sont là des causes occasionnelles. Quand les règles sont à chaque cycle trop abondantes, il faut penser soit à un trouble de la coagulation du sang, soit à une infection génitale (même discrète), soit à certaines lésions de l'utérus (polype, fibrome, ulcérations diverses). Enfin, quelquefois, il existe un déséquilibre endocrinien, et la glande thyroïde est très souvent en cause.