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Vitamine D et maladies chroniques

Vitamine D et maladies chroniques

 Près d’un siècle après sa découverte, la vitamine D n’en finit plus de surprendre.

 Connue généralement pour fortifier les os en maintenant un taux suffisant de calcium dans le corps, elle facilite la contraction des muscles, et stimule l’immunité. Récemment une étude a mis en évidence le lien entre des carences en vitamine D et le risque de souffrir de démence et de la maladie d’Alzheimer.

 Vitamine D et maladies chroniques : des liens insoupçonnés

 La conclusion d’une étude internationale dirigée par le professeur David Llewellyn, de la faculté de médecine d’Exeter au Royaume-Uni. « Nous nous attendions à trouver un lien entre une insuffisance en vitamine D et le risque de démence et d’Alzheimer, mais ces résultats nous ont surpris, car ce lien est deux fois plus fort », a commenté le directeur de la recherche.

 « Il faut maintenant faire des essais cliniques pour déterminer si le fait de consommer de la nourriture riche en vitamine D comme des poissons gras (saumon, maquereau...) ou de prendre des compléments peut retarder voire prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer et de la démence » a-t-il ajouté.

 Outre la démence et la maladie d’Alzheimer, plusieurs études ont démontré une corrélation significative entre un manque en vitamine D et plusieurs maladies chroniques notamment :

 La sclérose en plaques

 Au cours de l’année 2021, plusieurs études ont démontré une relation entre le manque de vitamine D et la sévérité des symptômes chez les patients atteints de sclérose. De même, l’apport suffisant de vitamine D améliore certaines capacités, comme la mémoire à long terme.

 La maladie de Parkinson

 Toujours en 2021, une étude a révélé que les patients souffrant de la maladie de Parkinson présentaient souvent une carence en vitamine D. Corriger ce manque permettrait de prévenir le risque de chutes chez ces patients.

 Des douleurs chroniques

 Les carences en vitamine D accroissent les douleurs musculaires, articulaires comme le suggèrent plusieurs études. Ces douleurs sont encore plus marquées chez les personnes de plus de 65 ans. Ce qui affecte leur bien-être.

 Globalement, on estime que 1 milliard de personnes dans le monde souffrent de carences en vitamine D. Plusieurs pays, dont la Belgique, la france, ont d’ailleurs révisé à la hausse l’apport journalier recommandé en vitamine D.

 Les personnes les plus exposées au manque de vitamine D sont les personnes âgées de plus de 65 ans ainsi que les bébés nourris au sein, même si les autres groupes d’âge n’en sont pas pour autant épargnés. Dès lors, comment corriger le déficit en vitamine D ? C’est le soleil qui est notre principale source de vitamine D.

 Une exposition raisonnable au soleil pendant 15 minutes par jour en été permettrait de faire le plein de vitamine D, mais bien souvent le recours aux compléments de vitamine D est nécessaire.

Vitamine D et douleurs chroniques

Vitamine D et maladies chroniques

 Une personne sur deux de plus de 65 ans souffre d’arthrose.

 Cette pathologie, caractérisée par une usure des articulations, constitue une cause importante des douleurs chroniques.

 Par ailleurs, le déficit en vitamine D est devenu chronique chez les personnes âgées. Connue généralement pour fortifier les os en maintenant un taux suffisant de calcium dans le corps, cette vitamine facilite une contraction des muscles, et une stimulation de l’immunité. Des preuves scientifiques de ses bienfaits plus étendus sur l’organisme s’accumulent.

 De nouveaux bienfaits

 Récemment, une étude menée aux États-Unis a mis en évidence le lien entre une carence en vitamine D et les personnes qui souffrent de douleurs chroniques. Il est ressorti de l’enquête que les patients qui avaient suffisamment de vitamine D souffraient moins de leur arthrose, qu’ils soient obèses ou non.

 Des poissons gras

 L’essentiel des apports en vitamine D provient d’une exposition raisonnable de la peau au soleil et des aliments. Il faut donc opter pour un régime alimentaire riche en vitamine D avec des poissons gras comme le saumon, le hareng ou le thon. Une étude canadienne publiée en début d’année recommande également une supplémentation en vitamine D pour normaliser son taux dans l’organisme.