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Pathologie des testicules

Pathologie des testicules, testostérone

Affections des glandes sexuelles:pathologie des testicules

L'hormone testiculaire est la testostérone qui est produite par les cellules interstitielles de Leydig. L'hormone est dotée d'une double action : métabolique et génitale. L'action métabolique concerne les échanges de l'eau. En administrant de la testostérone en excès, on a en effet une diminution de la diurèse avec augmentation de liquide dans les tissus.
La testostérone agit aussi sur les protéines, en augmentant la mise en réserve et la synthèse. L'action génitale s'exerce essentiellement sur les caractères sexuels secondaires et sur le comportement psychique.

Les insuffisances testiculaires (Hypogonadisme testiculaire)

La production insuffisante de testostérone peut dépendre d'une lésion primitive du testicule ou bien d'un mauvais fonctionnement dû à une insuffisance hypophysaire. Nous distinguons donc deux types d'hypogonadisme :

  •  1. L'hypogonadisme primitif. Il peut être consécutif à une lésion traumatique, chirurgicale ou infectieuse qui frappe les deux testicules. S'il intervient avant la puberté, il provoque le tableau de l'eunuchoïdisme, qui empêche la puberté et la consolidation des cartilages . Le sujet reste sexuellement infantile et, en même temps, il continue à grandir après l'âge normal, acquérant ainsi une taille supérieure à la moyenne, avec des membres trop longs, un bassin large, une tendance au genu valgum et une disposition féminine de la pilosité. Le pénis conserve son aspect infantile et les testicules sont réduits à des petits amas mous et insensibles, contenus dans un scrotum assez petit.

Le dosage hormonal dans les urines révèle une quantité insignifiante de 17-cétostéroïdes (produits d'élimination des hormones stéroïdes) dérivés des hormones surrénales. La proportion de gonadostimuline hypophysaire (FSH) est par contre augmentée. Si l'insuffisance testiculaire apparaît après la puberté, son expression clinique est nettement plus pauvre et la fatigue physique et psychique, la diminution ou la disparition de la puissance génitale, peuvent être les seuls symptômes. Le traitement des hypogonadismes primitifs consiste essentiellement à administrer de la testostérone. On utilise des doses très fortes et les meilleurs résultats s'obtiennent par l'emploi de suspensions cristallines de testostérone ou par l'insertion sous-cutanée de comprimés contenant cette hormone.

  •  b. L'hypogonadisme secondaire. C'est une forme qui est la conséquence d'une sécrétion insuffisante du lobe antérieur de l'hypophyse et de certaines altérations de l'hypothalamus. Il se manifeste de trois façons diverses : nanisme, gigantisme, obésité (syndrome adiposo-génital), selon que telle ou telle hormone hypophysaire est déficiente parallèlement à la gonadostimuline. Trois examens sont indispensables :

  •  La biopsie du testicule, qui montre une glande de caractère infantile, mais capable de réagir à une stimulation,

  • Le dosage des 17-cétostéroïdes qui donne une idée de la valeur sécrétrice de la glande

  • Le dosage de FSH, c'est-à-dire de l'hormone gonadotrope hypophysaire qui apparaît notablement diminuée.

Traitement

Le traitement de ces formes est délicat parce qu'il faut d'abord exclure une tumeur hypophysaire ou une méningo-encéphalite de la base. Il consiste essentiellement à administrer des gonadostimulines chroniques (hormones d'origine placentaire), en séries fractionnées pour éviter la formation d'antihormones.

 Dans le tableau des insuffisances testiculaires, il faut considérer aussi l'insuffisance isolée des tubules séminifères, dont la forme la plus commune est le syndrome de Klinefelter que l'on reconnaît seulement à la biopsie du testicule. Cet examen est nécessaire pour certifier si l'absence de spermatozoïdes dans le liquide séminal (azoospermie) dépend du fait qu'ils ne sont pas produits, ou bien du fait qu'ils ne peuvent se verser dans le sperme parce que le canal excréteur qui les y conduit et obstrué par un quelconque processus pathologique. Le syndrome de Klinefelter semble être d'origine génétique

Les hyperfonctionnements testiculaires

Les testicules peuvent produire de la testostérone en excès, quand ils sont le siège de tumeurs par exemple, ou encore quand il existe ce que l'on appelle la macrogénitosomie précoce, qui est liée à un adénome des cellules interstitielles du testicule, à une tumeur de l'épiphyse ou des centres nerveux voisins, ou plus souvent encore à une tumeur de l'écorce surrénale. Dans ces conditions, survient alors l'hyper androgénie véritable qui est caractérisée par une croissance accélérée de la taille (on voit des enfants de quatre à six ans qui ont un aspect herculéen), un développement des poils, une augmentation des caractères sexuels secondaires, une voix grave, un caractère agressif.

Pathologie des ovaires

L'activité endocrinienne des ovaires (qui sécrètent les estrogènes et la progestérone) est sous la dépendance de l'hypophyse par l'intermédiaire de ses gonadotrophines. Le degré de production hormonale ovarienne peut être évalué avec précision en étudiant la glaire cervicale et la cytologie vaginale, en exécutant la biopsie de l'utérus (qui permet d'apprécier les transformations de la muqueuse utérine stimulée par les hormones), en dosant dans les urines les hormones et, en particulier, les estrogènes, le prégnandiol (produit de transformation de la progestérone), les gonadotrophines hypophysaires. Les perturbations endocriniennes de l'appareil génital féminin se traduisent essentiellement par des troubles des règles. Le syndrome hypophyso-ovarien est beaucoup plus rare.